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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 18:39

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COMPTE-RENDU SORTIE « DABO »

Du 27 Octobre 2013

 

Ce matin du 27 octobre 12 « Traîne-Savates » courageux ce sont retrouvés pour une sortie avec repas tiré du sac dans la belle région du DABO, et ceci malgré le temps incertain. Mais un peu d’histoire avant de prendre le sentier :

« Des vestiges attestent de la présence humaine dès l’âge de pierre, des Celtes, des Triboques, des Romains puis des Francs. A partir de la percée des Alamans en 355, chassant les Romains, la région sera frontière linguistique entre ce qui deviendra plus tard le français et l’allemand.

Le Rocher de Dabo était un centre de culte celtique consacré chez les gallo-romains à l’adoration de Belen, dieu du jour et de l’amour.
Le promontoire constitue la marque de la localité de Dabo, par sa hauteur, 647m.

La commune de Dabo compte aujourd’hui 2800 habitants environ avec ses 4 villages regroupés, Dabo, Hellert, Schaeferhof et La Hoube. Elle est devenue lorraine à la fin du XVIIIème siècle.
Dabo, c’est notamment le souvenir du pape saint Léon IX, mort à Rome en 1054, le plus important pontife allemand, de l’avis des spécialistes.
Dabo conserve vive la tradition du bois bourgeois qui remonte à 1569 et qui réunit annuellement, les 12 et 13 novembre, tous les daboisiens de souche
. »


Arrivé sur place le départ à lieu sous le soleil, et une brise légère faisant frissonner le feuillage des ormeaux. Nous cheminons allègrement vers « LA CROIX DU LOUP » Comme vous le savez peut être la région de Dabo est une région de légendes aussi, voici celle de cette croix :

«  La croix du loup ou Wolfsgrubenkreuz  rappellerait, toujours selon la légende, qu’un musicien d'Engenthal venait de jouer de son violon lors d’une fête à Dabo, et rentrait chez lui, par la forêt, dans la noirceur de la nuit hivernale. Il s'égara alors et fut pris au piège à loup, nombreux à cette époque. Lorsqu'il ouvrit les yeux, il se rendit compte qu'il avait avec lui un compagnon de mésaventure au fond de cette sombre fosse. Un loup se trouvait juste à ses côtés. Le musicien prit alors son instrument et se mit à jouer sans relâche, faisant s'élever une triste mélodie dans l'immensité de la forêt. L’animal, pris au piège lui aussi, ne le dérangea point, comme touché par l'harmonie du son. Au lever du jour, le chasseur responsable du piège passa par là. Il tua le loup et aida le violoniste frigorifié et épuisé à sortir de la trappe. Reconnaissant, celui-ci érigea une croix en bois à cet endroit ».

En léger dénivelle montant, par un sentier caillouteux, nous traversons une forêt de résineux parsemée d’énormes rochers de grès de multiples formes, jaillissants des entrailles de la terre, entassés par ci par là. C’est à cet endroit, afin d’alléger  nos sacs à dos, et souffler un peu, que nous décidons de prendre le petit déjeuner avant d’atteindre la croix du loup. Quelques photos à cet endroit de légende, et nous repartons toujours en légère montée vers le « COL DE LA SCHLEIF »  ou nous avions décidé de déjeuner sous abri. En cours de route, la brise fait place à un vent plus soutenu, et le ciel se couvre de nuages, mais rien de dramatique pour l’instant. Nous passons près du « RUTSCHFELSEN » encore un endroit de légende dont voici quelques explications :

« Le Rutschfelsen , le rocher en grès, suppose par son inclinaison que l’on s’y laisse glisser. Sommes-nous en présence d’un lieu de culte de la fécondité? Les jeunes gens s’y rendent pour savoir s’ils épouseraient leur bien-aimée, les jeunes filles pour deviner si elles coifferaient Ste Catherine. Une autre tradition veut que les soldats de Monclarc, assiégeant le château en 1679, fondent les boulets de canons dans les cavités. »

Quelques gouttes de pluie nous souhaitent la bienvenue en arrivant à l’abri du col de la Schleif, ou nous nous installons pour déjeuner. C’est, alors que nous prenons l’apéritif, que les éléments se déchaînent. Pluie torrentiel, vent en tempête, les arbres gémissent sous l’assaut du vent, la température est en chute libre, les feuilles tourbillonnent, les gobelets et les papiers s’envolent. Bonnets, gants, ponchos, surgissent des sacs à dos pour protéger les valeureux marcheurs grelottants. Le déjeuner est engloutit rapidement sous les bourrasques, et nous décidons de repartir vers le village du Dabo avant que cela ne s’aggrave. Au cours de la descente, oh miracle ! La pluie cesse, le ciel s’éclaircit un peu, mais le vent est encore fort. Le moral de la petite troupe s’améliore, et d’un commun accord nous décidons de monter à la « CHAPELLE St.LEON », dont voici un résumé de l’historique :

« 150 ans après la destruction du château de Dagsburg (ou Dabo) par Louis XIV, une première chapelle fut érigée en 1828 sur le rocher de Dabo en l'honneur de Saint Léon IX.
Rappelons que c’est dans la cité de Dabo, au pied du Rocher, que serait né en 1002, le fils de Hugues IV, Comte d'Eguisheim, et de Heilwige, fille du Comte de Dagsburg) qui fut évêque de Toul puis élu pape en 1048 sous le nom de Léon IX.
Mais cette première chapelle ne résista pas longtemps aux intempéries et fut démolie en 1889.
La chapelle actuelle fut construite la même année dans le style roman du XIe siècle en y ajoutant une tour, qui selon le vœu de Richard Stieve, fondateur du Club Vosgien, servirait de belvédère. Les travaux durèrent 2 ans. Au-dessus du porche, on remarque les armoiries des Comtes de Dagsburg et celles de Saint Léon sculptées dans le grès. »

Nous entreprenons l’ascension, la pente est abrupte, les mollets sont douloureux, le souffle court, et le vent redouble d’intensité, mais heureusement le ciel gris ne verse plus de larmes. Nous arrivons enfin au pied de la chapelle, fiers d’avoir atteint le but, et pressés de boire au chaud, un café bien mérité. Tous, sauf deux récalcitrants qui eux, décidèrent de monter au sommet de la tour de gué surplombant la chapelle, afin de braver le vent impétueux qui a bien faillit les emporter vers la plaine d’Alsace. Pendant la pause café, la pluie se mêlant au vent déjà présent, a refait son apparition. Tous les bons moments ayant une fin, il était temps de lever l’ancre afin de rejoindre nos « chars motorisés » pour comme disait « ET » dans le film : « rentrer maison ! ». A peine engagés dans la descente, des torrents d’eau glacée, fouettés par le vent violent, s’abattirent sur  le groupe frigorifié, qui essayait par tous les moyens de se protéger tant bien que mal, accélérant la cadence pour atteindre au plus vite le village. Trempés jusqu’aux os, malgré ponchos, parapluies, vestes bonnets, gants etc…, le point de départ ou stationnaient les « chars » fût atteint. En cette fin d’après-midi d’octobre, les toilettes publiques sur la place du village, n’auront jamais vu une telle affluence de personnes s’y engouffrer pour se sécher. Cette  descente infernale restera gravée dans la mémoire des participants et alimentera pendant longtemps encore les discussions au sein du club.

Merci à tous les marcheurs présents ce jour la, d’avoir participé à cette mémorable sortie.

 

 

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